"Aero"

L’air mouillé,

Gris vif,

Décoiffe les collines, océans de cheveux d’ange.

Les murets de pierres sèches

Tracent les chemins noueux,

Ecorchés, herbeux,

Qui se croisent, sans destination.

Horizons et cumulus toujours se fondent.

Au-delà des troupeaux rassemblés

Les enclos en pointillé, sans fin,

Limitent des pâtures éternelles

Et griffent les toisons laineuses,

Broderies de suint ébouriffées,

Stigmates pastoraux.

À l'infini des terres de rocaille pentues

Ravinées et marquées

De cicatrices et rides météorologiques.

Les arbres torturés, solitaires,

Sont malmenés par des vents mordants,

Sans pardon.

Les églantiers sont visités par un monde lépidoptère délicat.

Un peuple invisible stridule au milieu des herbes sèches et folles

À perte de vue,

Rien d’autre...

Rêve d’envol

Et d’ailes.

 

 

« Aero » (auto-portrait - Causse  Sauveterre 2011)

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